Eglise Saint-Ignace       

église des jésuites à Paris                

 


 Pour prier avec l'évangile de saint Jean 15, 1-8                                       7

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : ‘Demeurez en moi, comme moi en vous’. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
 

La grâce que je demande à Dieu : que la Parole de Jésus me fasse demeurer en Lui pour que je produise beaucoup de fruits.

1. Je suis la vigne (15,1). Je prends le temps de regarder, d’entendre, de toucher, de goûter la vigne. Elle est l’objet de toutes les attentions du vigneron qui l’a plantée, des ouvriers de la vigne. Je la contemple à différents moments de l’année, quand elle est émondée, quand le feu brûle les sarments desséchés, quand la fleur se développe, quand le raisin mûrit, quand il est vendangé, quand le vin réjouit le cœur des hommes qui le boivent… Avec mon imagination, je goûte peu à peu à la Vie racontée par cette parabole.

2. Demeurez en moi comme je demeure en vous (15, 4). Je médite ce commandement de jésus, ce qu’il signifie pour moi. Cet échange " mystérieux " entre Jésus et chacun d’entre nous, comme entre Jésus et son Père, entre l’Homme et Dieu.

3. La gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruits (15, 8). Je fais mémoire des fruits que Dieu, notre Père, m’a donné de produire, ceux de l’Eglise et de l’humanité. Je rends grâce à Dieu pour la surabondance de ses dons.