Eglise Saint-Ignace       

église des jésuites à Paris                

 


 Pour prier avec l'évangile de saint Matthieu 22, 15-21                                           7

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas la différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

 

1. Le mensonge des pharisiens
Voir les pharisiens qui ne veulent pas s’approcher de Jésus mais envoient des intermédiaires. Ecouter leurs disciples : tout ce qu’ils disent est exact. Mais considérer la manière dont ils se servent de la vérité, dont ils tirent argument de ce qui est bon en Jésus pour le condamner. Repérer dans ma vie les voies de l’Accusateur : un savoir sur moi (« nous le savons »), sur moi ou sur les autres, qui enferme et conduit à des alternatives impossibles.

2. La peine de Jésus
Ce n’est pas une discussion académique mais un prélude à la Passion. Entendre la colère de Jésus qui transperce toutes ces politesses et ces propos intelligents.

3. A qui payer l’impôt ?
Méditer et laisser résonner les dernières paroles de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Auprès de qui dois-je m’acquitter d’un impôt : famille, supérieur au travail, amitiés, Dieu… ? Sous quelle forme je paie ? Ma vie est-elle compartimentée selon ces domaines ? Y a-t-il une unité possible ?