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Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en
le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des
partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es
toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses
influencer par personne, car tu ne fais pas la différence entre les gens.
Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à
l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : «
Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? Montrez-moi la
monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit
: « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l’empereur
César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui
est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
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1. Le mensonge des pharisiens
Voir les pharisiens qui ne veulent pas s’approcher de Jésus mais
envoient des intermédiaires. Ecouter leurs disciples : tout ce qu’ils
disent est exact. Mais considérer la manière dont ils se servent de la
vérité, dont ils tirent argument de ce qui est bon en Jésus pour le
condamner. Repérer dans ma vie les voies de l’Accusateur : un savoir sur
moi (« nous le savons »), sur moi ou sur les autres, qui enferme et
conduit à des alternatives impossibles.
2. La peine de Jésus
Ce n’est pas une discussion académique mais un prélude à la Passion.
Entendre la colère de Jésus qui transperce toutes ces politesses et ces
propos intelligents.
3. A qui payer l’impôt ?
Méditer et laisser résonner les dernières paroles de Jésus : « Rendez
à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Auprès de qui
dois-je m’acquitter d’un impôt : famille, supérieur au travail, amitiés,
Dieu… ? Sous quelle forme je paie ? Ma vie est-elle compartimentée selon
ces domaines ? Y a-t-il une unité possible ? |