Saint Ignace de Loyola
(1491-1556)
Ignace de Loyola naît en Pays Basque espagnol, treizième et dernier
enfant
d’une famille de petits seigneurs provinciaux. C’est le temps de la Renaissance, de l’invention de l’imprimerie (1440) et de la découverte du Nouveau Monde (1492)… « Jusqu’à la 26ème année de mon âge, j’étais
un jeune homme adonné aux vanités du monde ». Tout commence pour lui en 1521, lorsque dans la citadelle de Pampelune, un boulet de canon français lui brise la jambe. Immobilisé de longs mois, il lit La vie du Christ
de Ludoph le Chartreux et La Légende dorée de Jacques de Voragine. Séduit par la personne du Christ, il se met à rêver d’accomplir de grandes choses au service du Seigneur, comme l’ont fait les saints dont
les exemples l’enflamment.
Une fois guéri, il s’en va au monastère de Monserrat où, au cours d’une nuit
de veille, il dépose armes et honneurs aux pieds de la Vierge et commence à Manrèse, une petite ville voisine, une nouvelle vie de pénitence et de contemplation.
Les états intérieurs intenses qu’il éprouve alors lui font découvrir que Dieu donne la joie et lui apprennent à voir Dieu en toutes choses. Il choisit d'aimer la
pauvreté pare que Jésus a vécu ainsi et souhaite aider les âmes. Des expériences spirituelles de cette époque, naîtra l’essentiel du fameux petit livre des Exercices spirituels, guide pédagogique pour
chercher ce que Dieu veut ici et maintenant et se décider à l’accomplir avec un cœur libéré. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il décide d’approfondir sa culture religieuse.
A trente-trois ans, il devient étudiant à Barcelone, puis à Alcala et Salamanque .
Suspecté par l’Inquisition espagnole qui se méfie de cet « illuminé » qui prêche et catéchise sans les diplômes requis, il choisit d'étudier à Paris au Collège Sainte-Barbe.
C’est là, que se forme autour de lui, un petit groupe d’hommes, dont Pierre Favre et François Xavier, auxquels il propose de faire l’expérience des Exercices. Au matin
de la fête de l’Assomption de 1534, les sept premiers Compagnons, en pèlerinage à Montmartre, font ensemble vœu de pauvreté, de chasteté et d’aller à Jérusalem ou, si c’est impossible, à Rome au service de l’Eglise.
Unis, mais prêts à la dispersion et à l’envoi en mission, tous les Compagnons se retrouvent à Rome en 1538 et se mettent à la disposition du Pape. Au moment où la crise
suscitée par Luther et Calvin est à son sommet, Ignace va être l’homme dont l’Eglise avait besoin pour travailler à la réformer de l’intérieur.
Le Pape approuve la Compagnie de Jésus en 1540 et les Exercices Spirituels en 1548. François Xavier part aux Indes en 1541, puis au Japon. D’autres partent au Brésil.
Plusieurs auront un rôle important au Concile de Trente (1545-1563).
Ignace, qui a été élu Supérieur Général de la petite compagnie en 1541, s’emploie intensément à lui donner orientation et développement. Il en rédige les Constitutions
où il dessine avec force le profil du Jésuite, instrument dans la main de Dieu, contemplatif dans l’action.
Lorsqu’il meurt, épuisé, le 31 juillet 1556, l’année de l’abdication de Charles Quint, il y a alors plus de mille Jésuites, partout dans le monde, partout où il y a
des hommes dans leur diversité de costumes et d’attitudes : les uns en paix, les autres en guerre ; les uns dans les larmes, les autres dans les rires ; les uns bien portants, les autres malades ; les uns qui naissent,
les autres qui meurent…
Il sera canonisé en 1662 en même temps que saint François Xavier. Fête le 31 juillet.