Eglise Saint-Ignace       

église des jésuites à Paris                


 

Chapelle des martyrs

 

 

       

Le Bienheureux Ignace de Azevedo, portugais, massacré sur le bateau qui l'emmène au Brésil, le 15 juillet 1570

Au centre, saint Paul Miki

à gauche, saint Jean de Goto

à droite, saint Jacques Kisaï

Exécution des jésuites japonais crucifiés à Nagasaki en 1597

Cette chapelle contient, depuis 1871,

les corps de cinq Pères jésuites :

les Pères Olivaint, Ducoudray, Caubert,

 Clerc et de Bengy,

massacrés comme otages

par la Commune les 24 et 26 mai 1871

 

Un peu d'histoire

Les martyrs japonais

(1597)

Pour des motifs religieux, politiques et culturels étroitement mêlés, une implacable persécution s'efforce d'anéantir au Japon tout vestige du christianisme implanté depuis saint François Xavier. Commencée en 1597, elle fut d'une extrême cruauté et ne prit fin qu'au bout de quarante ans, en 1637. Les vingt-six premiers martyrs furent crucifiés à Nagasaki où on les avait amenés après une marche à pied de 400 kilomètres. C'étaient six franciscains espagnols, dix-sept laïcs et trois jésuites japonais. Paul Miki, fils d'un général, était jésuite depuis l'âge de vingt ans. Jacques Kisay, condamné comme catéchiste, prononça ses voeux de religieux quelques heures avant de mourir, à soixante-quatre ans. Jean Soan de Goto fit de même. Il aurait pu s'échapper mais préféra continuer son travail de sacristain et fut pris. Il avait dix-neuf ans.

Ils ont été canonisés à l'époque de la construction de notre église, ce qui explique qu'un autel spécial leur soit consacré. En 1865, une communauté chrétienne qui avait su, pendant trois cents ans de clandestinité, échapper à toutes les recherches policières, fut redécouverte bien vivante, ce qui provoqua une immense émotion dans le monde chrétien.

Fête le 6 février.