Eglise Saint-Ignace       

église des jésuites à Paris                


Chapelle des ouvriers apostoliques

 

 
       
 

Au centre, saint François Régis

à gauche saint François Borgia

à droite, saint François de Géronimo

 
       

Un peu d'histoire

Saint François Borgia

(1597)

Pour des motifs religieux, politiques et culturels étroitement mêlés, une implacable persécution s'efforce d'anéantir au Japon tout vestige du christianisme implanté depuis saint François Xavier. Commencée en 1597, elle fut d'une extrême cruauté et ne prit fin qu'au bout de quarante ans, en 1637. Les vingt-six premiers martyrs furent crucifiés à Nagasaki où on les avait amenés après une marche à pied de 400 kilomètres. C'étaient six franciscains espagnols, dix-sept laïcs et trois jésuites japonais. Paul Miki, fils d'un général, était jésuite depuis l'âge de vingt ans. Jacques Kisay, condamné comme catéchiste, prononça ses voeux de religieux quelques heures avant de mourir, à soixante-quatre ans. Jean Soan de Goto fit de même. Il aurait pu s'échapper mais préféra continuer son travail de sacristain et fut pris. Il avait dix-neuf ans.

Ils ont été canonisés à l'époque de la construction de notre église, ce qui explique qu'un autel spécial leur soit consacré. En 1865, une communauté chrétienne qui avait su, pendant trois cents ans de clandestinité, échapper à toutes les recherches policières, fut redécouverte bien vivante, ce qui provoqua une immense émotion dans le monde chrétien.

Fête le 6 février.