Saint Louis de Gonzague
(1568 - 1591)
Héritier d'une des familles les plus puissantes du temps. Une des
plus violentes aussi : deux frères assassinés, sa mère, très pieuse, poignardée (mais qui échappa à la mort et put même assister à la béatification de son fils), un oncle tué sur ordre... Il arracha de haute lutte à son
père, duc de Mantoue, haut dignitaire à la cour de Philippe II d'Espagne, le droit de renoncer à tous ses biens et titres pour entrer au noviciat. La nouvelle de l'événement fit grand bruit dans toutes les cours d'Europe.
Tempérament intense, passionné de l'Absolu de Dieu, d'une exceptionnelle maîtrise de soi. Il eut à revenir dans sa famille apaiser quelques querelles explosives. Etudiant à
Rome, il mourut d'épuisement lors d'une épidémie de peste à vingt-trois ans, au service des malades qu'il ne craignait pas de transporter sur son dos.
Il est proclamé patron de la jeunesse étudiante par le Pape Pie XII. Fête le 21 juin.
Saint Stanislas Kostka
(1550 - 1568)
Fils d'un prince polonais puissant et riche, Stanislas est envoyé à quatorze ans, à Vienne, suivre ses études au collège que viennent de fonder saint Ignace et
saint Pierre Canisius. Il n'a pas dix-sept ans quand il demande à entrer au noviciat des Jésuites.
Pour prendre de la distance avec son père qui lui refuse son autorisation et
le fait poursuivre, il se déguise en paysan et s'enfuit à pied. Il parvient à rencontrer Pierre Canisius qui le met à l'épreuve en le plaçant comme domestique dans un collège. Epreuve concluante. Il part à Rome où saint
François de Borgia l'accueille au noviciat. Mais il avait eu trop à lutter. Plus de 1800 km à pied ! Très vite ses forces déclinent.
Le dimanche 14 août 1568 il avertit l'infirmier qu'il célèbrera au ciel l'Assomption de Notre-Dame. A l'aurore du 15 août, il était mort. Une figure exemplaire de
droiture, de générosité, de détermination et de simplicité.
« Stanislas fut en tout souverainement naturel : il allait droit et ne se regardait pas.»
Fête le 13 novembre.
Saint Jean Berchmans
(1599 - 1625)
Né en Belgique d'un père cordonnier corroyeur, Jean est l'aîné d'une famille
nombreuse, pauvre et très croyante. Deux de ses frères se feront religieux et son père, devenu veuf, sera ordonné prêtre. Lui-même participe activement dès son adolescence à la Congrégation de la Sainte Vierge.
Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à dix-sept ans, à Malines. Venu à Rome pour y poursuivre ses études, sa fidélité rigoureuse, sa gaîté et son ouverture lui
valent très vite une réputation d'"ange" et de "frère joyeux". Peu après avoir passé brillamment une soutenance publique de philosophie, il est terrassé par des fièvres et meurt radieux et paisible à l'âge de vingt-six ans,
laissant à tous ses compagnons un sillage d'exceptionnel rayonnement spirituel. Fête le 26 novembre.