Eglise Saint-Ignace       

église des jésuites à Paris                


Chemin de Croix          par le Père Jean-Jacques Guillemot, sj          

St-Ignace 2008
 

1 - Jésus est condamné à mort

« Pilate leur demande : « Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! » Il reprit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Mais eux criaient de plus en plus fort : « Qu’il soit crucifié ! ». Il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour qu’il soit crucifié » (Matthieu 27, 22-23.26).

Introduction à la prière. Jésus est là, déshonoré et sans défense face au juge de la terre : Pilate, l’indécis, qui se fait prévaloir lui-même. Et les hommes qui vocifèrent et réclament sa mort. Ainsi la justice est-elle piétinée par faiblesse, par lâcheté.

Silence…

Seigneur tu as été condamné à mort car la peur du regard des autres a étouffé la voix de la conscience. Donne force, dans notre vie, à ta voix. Donne-nous à nouveau la grâce de nous tourner vers toi.

Notre Père…

2 - Jésus est chargé de sa croix

« Alors les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate ; avec des épines, ils tressèrent une couronne qu’ils lui mirent sur la tête, ainsi qu’un roseau dans la main droite ; s’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils crachèrent sur lui et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête. Après s’être moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l’emmenèrent pour le crucifier. » (Matthieu 27, 27-31).


Introduction à la prière.
Jésus, condamné comme prétendu roi, est raillé mais dans la dérision apparaît la vérité. Combien de fois les insignes du pouvoir portés par les puissants de ce monde ne sont-ils pas une insulte à la justice, à la dignité de l’homme !… Jésus dont on se moque et qui porte la couronne de souffrances est le véritable roi. Il ne règne pas par la violence mais par l’amour dont il souffre pour nous et avec nous. Portant notre croix, le poids de l’humanité, il nous précède et nous désigne le chemin de la vraie vie.

Silence…

Seigneur, outragé et tourné en dérision, aide-nous à te reconnaître en ceux qui sont humiliés et mis à l’écart. Aide-nous à ne pas laisser nos cœurs être abattus par les peines de la vie ; aide-nous à ne pas fuir la croix mais à parcourir le chemin de l’amour.

Notre Père…

3 - Jésus tombe pour la première fois

« En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées, et nous, nous l’estimions touché, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il était déshonoré à cause de nos révoltes, broyé à cause de nos perversités : la sanction, gage de paix pour nous, était sur lui et dans ses plaies se trouvait notre guérison. Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants, nous nous tournions chacun vers son chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui la perversité de nous tous. » (Isaïe 53, 4-6).

Introduction à la prière. Dans la chute de Jésus, sous le poids de la croix, apparaît tout son parcours – son abaissement volontaire pour ôter notre orgueil et l’arrogance avec laquelle nous pensons ne pas avoir besoin de l’Amour. Apprenons du Christ à trouver notre véritable grandeur en nous tournant vers Dieu et vers nos frères humiliés.

Silence…

Seigneur, le poids de notre péché t’a terrassé. Mais tu as voulu venir à nous qui, en raison de notre orgueil, gisons à terre. Seigneur aide-nous parce que nous sommes tombés ; aide-nous à quitter notre orgueil, en apprenant, par ton humilité, à nous relever de nouveau.

Notre Père…
 

4 - Jésus rencontre sa mère

« Syméon les bénit (le père et la mère de l’enfant) et dit à Marie, sa mère : « Il est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté. Toi-même, un glaive te transpercera l’âme ; Ainsi seront dévoilés les débats de bien des cœurs ». A Nazareth, il leur était soumis ; et sa mère gardait tous ces évènements dans son cœur. » (Luc, 34-35. 51b).

Introduction à la prière. Durant la vie publique de son fils, Marie avait dû se tenir à l’écart pour faire place à la famille naissante des disciples de Jésus. Nous voyons à présent qu’elle est la mère de Jésus, dans son corps et dans son cœur. Les disciples se sont enfuis, elle, non. Elle reste là, avec son courage de mère et avec sa foi, qui résiste dans l’obscurité. « Heureuse celle qui a cru … » (Luc 1,45).

Silence…

Sainte Marie, Mère du Seigneur, tu as cru à l’heure de l’humiliation comme tu as cru lorsque l’ange a annoncé l’incroyable. Tu es devenue Mère des croyants, Mère de l’Eglise. Aide-nous à croire et aide-nous à faire que notre foi devienne courage de servir et geste d’un amour qui vient en aide.

Je vous salue Marie.

5 - Jésus est aidé par le Cyrénéen à porter sa croix.

« Comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le requirent pour porter la croix de Jésus. « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu 27,32. 16,24).

Introduction à la prière. Simon de Cyrène rentre du travail quand il croise ce triste cortège des condamnés. En accompagnant Jésus, et en partageant le poids de sa croix, le Cyrénéen a compris que marcher avec le Crucifié, et l’assister, était une grâce. En partageant la Croix du Christ nous complétons ce qui manque encore à ses souffrances (Colossiens 1, 24). Nous pouvons nous-mêmes coopérer au salut du monde.

Silence…

Seigneur, tu as ouvert le cœur de Simon de Cyrène, lui donnant, par le partage de ta croix, la grâce de la foi. Aide-nous à venir en aide à notre prochain qui souffre. Donne-nous de reconnaître que c’est en partageant tes souffrances et les souffrances de ce monde que nous devenons serviteurs du salut.

Notre Père…

6 - Véronique essuie le visage de Jésus

« Devant le Seigneur, celui-là végétait comme un rejet, comme une racine sortant d’une terre aride ; il n’avait ni aspect ni prestance tels que nous le remarquions, ni apparence telle que nous le recherchions. Il était méprisé, laissé de côté par les hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, tel celui devant qui l’on cache son visage ; oui, méprisé, nous ne l’estimions nullement. » (Isaïe 53,2-3).

Introduction à la prière. Véronique ne se laisse gagner ni par la brutalité des soldats, ni par la peur des disciples. Image de la femme éprise de bonté qui, dans le désarroi et l’obscurité des cœurs, garde le courage de la bonté. Véronique voit un visage maltraité mais son geste d’amour imprime dans son cœur la véritable image de Jésus. Elle voit le visage de Dieu et de sa bonté. Seul l’Amour nous fait reconnaître Dieu qui est l’Amour même.

Silence

Seigneur, donne-nous l’inquiétude qui cherche ton visage. Protège-nous de l’obscurcissement du cœur qui ne voit que l’apparence des choses. Imprime ton visage dans nos cœurs afin que nous puissions te rencontrer et montrer au monde ton image.

Notre Père…

7 - Jésus tombe pour la deuxième fois

« Je suis l’homme qui voit l’humiliation sous son bâton déchaîné ; c’est moi qu’il emmène et fait marcher dans la ténèbre et non dans la lumière. Il mure mes chemins avec des pierres de taille ; il brouille mes sentiers. Il me fait concasser du gravier avec les dents ; il m’enfouit dans la cendre. » (Lamentations 3, 1-2.9.16).

Introduction à la prière. La tradition de la triple chute de Jésus sous le poids de la Croix rappelle la chute du premier homme et le mystère de la participation de Jésus à notre chute. Au cours de l’histoire, la chute de l’homme prend des formes toujours nouvelles. Si l’homme gît dans la cendre, le Seigneur quant à lui tombe pour pouvoir venir jusqu’à nous. Il tombe pour nous relever.

Silence.

Seigneur Jésus, c’est notre poids qui te fait tomber. Mais que ce soit toi qui nous relèves ! Relève-nous afin que nous puissions relever les autres. Donne-nous l’espérance afin que nous puissions devenir porteurs d’espérance pour le monde.

Notre Père…

8 - Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

« Jésus se tourna vers elles et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car voici venir des jours où l’on dira : « Heureuses les femmes stériles et celles qui n’ont pas enfanté ni allaité. » Alors on se mettra à dire aux montagnes : « Tombez sur nous », et aux collines : « Cachez-nous ». Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, qu’en sera-t-il de l’arbre sec ? » (Luc 23, 28-31).

Introduction à la prière. Il ne sert à rien de pleurer sur les souffrances de ce monde, avec des paroles et par des sentiments… si notre vie continue toujours égale à elle-même. Et puis ne sommes-nous pas trop enclins à banaliser le mystère du mal. En regardant les souffrances du Fils nous voyons toute la gravité du péché, comment il doit être expié jusqu’à la fin pour être vaincu. Le mal ne peut pas être banalisé devant l’image du Seigneur qui souffre.

Silence

Seigneur Jésus, aide-nous à ne pas nous contenter de marcher à côté de toi, ni d’offrir seulement des paroles de compassion. Ne permets pas que, en définitive, nous restions là comme un arbre sec mais fais que nous devenions comme des serments vivants en toi – la vraie vigne – et fais que nous portions du fruit pour la vie éternelle.

Notre Père…

9 - Jésus tombe pour la troisième fois

« Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse. Il doit s’asseoir à l’écart et se taire quand le Seigneur le lui impose ; mettre sa bouche dans la poussière – il y a peut-être de l’espoir ! – tendre la joue à qui le frappe ; être saturé d’insultes ; car le Seigneur ne rejettera pas pour toujours ; car s’il afflige, il est plein de tendresse, selon sa grande bonté.
(Lamentations 3,27-32).

 

Introduction à la prière : Troisième chute de Jésus sous le poids de la Croix. Ce que le Christ doit souffrir en son Eglise elle-même. Combien de fois nous ne prenons même pas conscience de sa présence ! Combien de fois sa parole est déformée et galvaudée ! Il ne nous reste plus qu’à crier vers lui, du plus profond de notre cœur : « Seigneur, sauve-nous… » (cf Matthieu 8,25).

Silence

Seigneur Jésus, c’est nous qui te trahissons, après toutes nos belles paroles… Par notre chute, nous te traînons à terre, et Satan s’en réjouit. Parce qu’il espère que tu ne pourras plus te relever. Mais tu t’es relevé, tu es ressuscité et tu peux aussi nous relever. Sauve ton Eglise, sanctifie-là. Sauve-nous et sanctifie-nous.

Notre Père …

10 - Jésus est dépouillé de ses vêtements

« Arrivés au lieu-dit Golgotha, ce qui veut dire lieu du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire. Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Et ils étaient là, assis, à le garder. » (Matthieu 27, 33-36).

Introduction à la prière. Etre dépouillé en public signifie, pour Jésus, n’être plus personne, n’être rien d’autre qu’un exclu, méprisé de tous. Rappelons-nous que l’évangéliste déclare que l’objet du tirage au sort était la tunique de Jésus « tissée tout d’une pièce, de haut en bas ». Nous pouvons y voir une allusion au vêtement du grand prêtre qui était « tissé d’une seule pièce », sans couture. Lui, le Crucifié, il est en effet le véritable grand prêtre.

Silence…

Seigneur Dieu, tu as été dépouillé de tes vêtements, exclu de la société, exposé au déshonneur. Tu t’es chargé des souffrances des exclus du monde. C’est ainsi que tu donnes sens à ce qui est privé de sens. C’est ainsi que tu nous fais reconnaître que ton Père te tient dans ses mains, comme nous-mêmes et le monde. Donne-nous de manifester un profond respect de l’homme dans toutes les situations où nous le rencontrons.

Notre Père…

11 - Jésus est cloué sur la croix

« Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs ». Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche. Les passants l’insultaient, hochant la tête et disant : « Toi qui détruis le sanctuaire et le bâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient : « Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! » (Matthieu 27,37-42).

Introduction à la prière. Arrêtons-nous devant le Fils de Dieu souffrant. Ainsi se vérifient les paroles du psalmiste : « Et moi je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple… ». Regardons vers lui dans les moments où nous sommes présomptueux, cherchons à reconnaître son visage dans tous ceux que nous avons tendance à mépriser…

Silence…

Seigneur Jésus, tu as souffert sans chercher à fuir. Aide-nous à ne pas fuir ce que nous sommes appelés à accomplir. Aide-nous à nous laisser lier à toi, à démasquer la fausse liberté qui veut nous éloigner de toi.

Notre Père...

12 - Jésus meurt sur la croix

« A partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures. Vers trois heures, Jésus s’écria d’une forte : « Eli, Eli, lema sabaqthani », c’est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant ! « Le voilà qui appelle Elie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre ; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire. Les autres dirent : « Attends ! Voyons si Elie va venir le sauver. » Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit… A la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ». (Matthieu 27,45-50.54).

On se met à genoux, en silence…

Introduction à la prière. Sur la croix de Jésus, une inscription exprimant qui il est : le Roi des Juifs. Devant l’opinion publique mondiale la royauté de Jésus est proclamée. Jésus prie avec les paroles du psaume 21. Il prend sur lui la souffrance d’Israël, la souffrance de l’humanité entière. La croix de Jésus est un événement cosmique : le monde s’obscurcit, la terre tremble et auprès de la Croix, à travers la confession du centurion romain, commence l’Eglise des païens : Jésus est vraiment le Fils de Dieu…

Seigneur Jésus, sans cesse tu es cloué sur la croix. A cause de la méchanceté des hommes le visage de Dieu, ton visage, apparaît méconnaissable. Mais c’est justement sur la croix que tu t’es fait reconnaître. Aide-nous à croire en toi et à te suivre spécialement dans les heures d’obscurité et de détresse.

Notre Père…

13 - Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère

« Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance ; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant. » (Matthieu 27, 55).

Introduction à la prière. Malgré le pouvoir de la haine et des lâchetés, Jésus n’est pas resté seul. Il y a les fidèles : Marie, sa mère, et puis quelques femmes. Egalement Joseph d’Arimathie, cet homme riche qui trouve les moyens de passer par le trou d’une aiguille parce que Dieu lui en donne la grâce. Et puis un membre du Sanhédrin s’approche, Nicodème – celui à qui Jésus avait annoncé le mystère de la renaissance par l’eau et l’Esprit. L’Eglise de Jésus le Christ commence à se former.

Silence…

Seigneur Jésus, permets qu’à l’heure de l’obscurité nous soyons capables de reconnaître que toi tu es là. Donne-nous une fidélité qui résiste aux désarrois et un amour qui sache accueillir, dans les moments de détresse extrême… comme le fit ta Mère qui te reçut à nouveau entre ses bras.
Rends-nous capables de t’offrir notre cœur et notre temps pour préparer ainsi le jardin où peut advenir la résurrection…

Je vous salue Marie

14 - Jésus est mis au tombeau

« Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul propre et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher ; puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Cependant Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. » (Matthieu 27, 59-61).

Introduction à la prière. Jésus est le grain de blé qui meurt. Et à partir de ce grain de blé mort commence la grande multiplication du pain qui dure jusqu’à la fin du monde : le pain de vie capable de donner à l’humanité la nourriture de manière surabondante. Par la croix et la résurrection, le Verbe de Dieu pour nous s’est fait chair et également pain. Sur le tombeau de Jésus nous voyons resplendir le mystère de l’Eucharistie.

Silence…

Seigneur Jésus, par ta mise au tombeau tu as fait tienne la mort du grain de blé. Tu es devenu le grain de blé mort qui porte du fruit tout au long des temps, jusque dans l’éternité Aide-nous à aimer toujours davantage ton Mystère Eucharistique et à le vénérer, à vivre vraiment de toi, pain du ciel.

Chemin de croix de l'église Saint Ignace (Paris 6°),

méditations du Père Jean-Jacques Guillemot, sj

21 mars 2008

Images : Chemin de Croix, Felix Anton Scheffler - 1757
Eglise de  Saint Martin - Ischl, Seeon (diocèse de Munich) - Allemagne