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29ème dimanche A
Matthieu 22, 15-21
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Vingt-neuvième
dimanche
A
dimanche 16 octobre 2005
Père Jean-Marc Furnon, jésuite
Journée
de rentrée des Assemblées St-Ignace
« Nous rendons grâce à Dieu
à cause de vous tous », dit saint Paul aux Thessaloniciens. En ce
jour où nous fêtons les 150 ans de l’église, sa construction et sa
consécration, nous rendons grâce pour tous ceux et celles qui en sont
les pierres vivantes.
D’abord la Compagnie de Jésus qui a désiré construire cette église
comme un lieu de célébration de l’eucharistie et du sacrement de la
réconciliation pour les jésuites et avec les chrétiens dont l’évêque
de Paris a la charge pastorale.
Mais aussi tous les chrétiens, connus et inconnus, qui ont rencontré
personnellement le Seigneur Jésus dans cette église. Tous ceux qui par
leurs dons, leur présence, leurs chants, leur musique, leur
dévouement, leur foi, ont bâti au fil des années cette communauté pour
qu’y soit loué le Nom de Jésus.
Nous rendons grâces pour vous tous frères et sœurs bien aimés de Dieu,
comme dit l’apôtre.
Rendez à César ce qui est à
César et à Dieu ce qui est à Dieu. Il s’agit de rendre à Dieu ce qui
est à Dieu, de le louer lui notre Père, dans cette église et hors de
cette église.
Rendez à César ce qui est à César, c'est-à-dire, rendez la monnaie de
l’impôt à César parce que, sur cette pièce, il y a l’effigie de César.
Cette monnaie est à lui, elle porte son signe.
Et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. Mais où trouve-t-on le signe de
Dieu sur quelque chose ou sur quelqu’un ou sur un élément du monde ?
Sur le pain, il n’est pas écrit « expéditeur : Dieu ». Saint Augustin
va plus loin en disant : « Que réclame de toi César ? Son image. Que
réclame de toi le Seigneur ? Son image. Mais l’image de César est sur
une pièce de monnaie, l’image de Dieu est en toi ».
Lors de la dernière Cène, Jésus a pris le pain et il a dit à ses
disciples : « Ceci est mon corps ». Jésus a marqué de sa parole
le pain consacré et nous sommes appuyés sur sa parole lorsque nous
célébrons l’eucharistie. Lorsque Jésus dit à ses disciples : «
J’avais faim et vous m’avez donné à manger…. Chaque fois que vous
l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que
vous l’avez fait » (Mt 25, 31-46), il révèle son signe par avance
en s’identifiant au frère sans ressources, si cher au cœur du
Bienheureux Hurtado ; ce frère souffrant que nous rencontrons porte
depuis ce jour là le signe de Jésus. Tout homme est une histoire
sacrée et l’homme est à l’image de Dieu.
C’est dans ce mouvement d’action de grâce que les trois premiers
jésuites, Ignace de Loyola, François-Xavier et Pierre Favre sont pour
nous un chemin, spécialement en cette année du Jubilé. Ils se sont
convertis accueillant dans leur vie la parole de l’apôtre Paul :
« Frères, au nom du Christ, laissez vous réconcilier avec Dieu »
(2 Co 5,20). Ils ont cru que l’Esprit Saint éclaire le cœur et la
conscience de chacun et l’ouvre à l’intelligence des Ecritures. Dieu
parle au cœur de l’homme. Dans les exercices spirituels, saint Ignace
donne un conseil à celui qui accompagne les exercices ; il dit : «
qu’il laisse le Créateur agir sans intermédiaire avec la créature, et
la créature avec son Créateur et Seigneur ». Leur foi c’est que Dieu
donne de découvrir son signe divin dans les rencontres, les
évènements, les paroles, de nos vies personnelles et de la vie du
monde.
Pour que d’autres connaissent le Nom du Christ et puissent l’aimer et
le servir à leur tour, ils ont pris avec une grande audace apostolique
le bateau jusque la Chine ou les routes d’Europe pour annoncer l’Evangile.
Nous qui choisirons d’entrer dans ce Jubilé, que cette grâce de
discernement nous soit donnée et que nous puissions nous laisser
entraîner là où l’Esprit nous appelle.
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