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Charles de Foucauld
Dimanche 13 novembre, à Rome,
Charles de Foucauld est béatifié.
Charles de Foucauld naquit à
Strasbourg, le 15 septembre 1858, dans une famille très chrétienne. A
l’âge de six ans, il perdit ses parents et fut accueillis par son
grand-père ainsi que sa jeune sœur Marie. A l’âge de 15 ans il perdit
la foi, influencé par des lectures d’auteurs agnostiques. A 19 ans, il
entre à l’École d’officiers de Saint-Cyr. Il y mena une vie de
plaisir, organisant des grandes fêtes pour ses camarades, en
dilapidant une grande partie de son héritage familial. En 1878, son
grand-père, pour lequel il avait une grande affection, mourut. Comme
officier, Charles de Foucauld participa à plusieurs campagnes
militaires en Afrique du Nord. Après avoir reçu une sanction pour
« inconduite notoire », il donna peu de temps après sa démission de
l’armée pour faire un voyage d’exploration au Maroc, déguisé en juif.
Il y mena une vie ascétique de privations.
Profondément impressionné par la
prière des croyants musulmans, il se posa de nouveau la question de
l’existence de Dieu. Il s’installa à Paris où il rédigea son livre :
« Reconnaissance au Maroc ».
Passant de longs moments dans les
églises, il répéta cette étrange prière : « Mon Dieu, si vous existez,
faites que je vous connaisse. » Un jour, à la fin du mois d’octobre
1886, il entre dans le confessionnal de l’abbé Huvelin. Il en sort
transformé, commençant une existence nouvelle. « Dès que je sus qu’il
y a un Dieu, je ne pouvais vivre que pour lui. » Suivant le conseil de
son guide spirituel, il fit un pèlerinage en Terre Sainte, où il reçut
une grâce déterminante pour sa vocation : par intuition mystique il
est attiré par la vie de Jésus de Nazareth, « pauvre et humble
ouvrier », qu’il désire suivre désormais, en entrant à la Trappe
Notre-Dame des Neiges (Ardèche) en 1890. Après sept ans, il demande de
quitter cette vie monastique, suivant un appel irrésistible à une vie
encore plus pauvre et obscure. Il devint ermite à Nazareth, habitant
une cabane dans le jardin des Clarisses, passant des heures de jour et
de nuit en adoration devant le Saint-Sacrement.
Après trois années, un nouvel appel
commença à le travailler : il désire se faire prêtre pour aller dans
une région où « les âmes sont les plus délaissées ». Après son
ordination en 1901 à Viviers, il partit à 43 ans à Beni Abbès au
Sahara avec le désir d’entrer au Maroc dès que possible. Son modeste
abri était ouvert à tous les pauvres, accueillis comme des frères. Le
Maroc restant fermé, il s’installe en 1905 à Tamanrasset, au cœur du
Hoggar, où il se considère comme « petit frère universel » de tous. Il
y fit aussi un travail linguistique en touareg remarquable, pour mieux
comprendre les habitants. En 1908, il vit de nouveau une conversion
importante : gravement malade, il est soigné par ses voisins qui
partagent avec lui leur lait de chèvre, devenu très rare à cause de la
sècheresse. Il n’est plus celui qui donne, mais il reçoit la bonté des
autres.
Charles de Foucauld est assassiné le 1er
décembre 1916 par un membre du groupe armé de la Senonssiya Le frère
Charles avait écrit dans une lettre peu de temps avant sa mort :
« Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de
nous unir à Jésus et de faire du bien aux âmes. »
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Prière d’abandon
« Mon Père, je remets mon esprit
entre vos mains ». C’est la dernière prière de notre Maître, de notre
Bien-Aimé. Puisse-t-elle être la nôtre. Et qu’elle soit non seulement
celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :
Mon Père, je me
remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je
m’abandonne à vous ; mon Père, faites de moi ce qu’il vous plaira ; quoi
que vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout ; je suis prêt
à tout ; j’accepte tout ; je vous remercie de tout ; Pourvu que votre
volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que votre volonté se fasse en
toutes vos créatures, en tous vos enfants, en tous ceux que votre Cœur
aime, je ne désire rien d’autre, mon Dieu ; je remets mon âme entre vos
mains ; je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce
que je vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me
remettre en vos mains sans mesure ; je me remets entre vos mains avec
une infinie confiance, car vous êtes mon Père.
Charles de Foucauld |