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RECEVOIR NOTRE MISSION
A Notre Dame de Paris, Mgr Vingt-Trois s’est adressé aux Conseils
pastoraux au sujet de la mission (1) de l’Eglise catholique à Paris,
le 3 décembre 2005. A Paris, il y a des communautés chrétiennes
vivantes et des personnes qui ne demandent rien à l’Eglise et qui,
pourtant, sont confrontées aux mêmes questions que tous. Il a mis en
lumière quatre champs missionnaires : le champ éthique, le champ
social, le champ des familles, le champ de la jeunesse.
La mission de l’Eglise
naît de l’appel de l’Esprit du Christ vivant au cœur d’une
communauté fraternelle qui écoute la Parole de son Seigneur et
célèbre l’eucharistie. Il importe donc de prendre soin de la
communauté fraternelle que nous sommes appelés à former. Il importe
d’entendre les mouvements de compassion qui sont donnés à l’un et à
l’autre pour ceux qui souffrent dans la communauté ou hors de la
communauté. La mission est un don qui appelle notre consentement.
Au premier trimestre
2006, avec le conseil pastoral, nous nous sommes mis en route à
l’appel de l’évêque : réfléchissant à ses paroles, proposant
quelques pistes concrètes pour la mission. Le 25 avril 2006, nous
avons reçu son auxiliaire, Mgr Pierre d’Ornellas. Il nous disait que
cette mission, on ne devrait pas l’inventer mais la recevoir, dans
le silence, la prière et la délibération entre nous. Sans en voir
forcément tout de suite la traduction pastorale immédiate.
Le dimanche 15 octobre,
il est venu présider notre Journée de rentrée, élargissant à toute
notre communauté l’appel de l’évêque de Paris. L’après-midi, après
avoir fait mémoire de cet itinéraire, nous nous retrouvions une
bonne centaine autour de trois chantiers :
Questions de société :
Débattre
"fraternellement" sur des sujets de société. Nous rencontrons ces
questions dans notre vie quotidienne mais nous avons peu l'occasion
d'en parler entre frères chrétiens. Ont été évoqués : violence et
agressivité, islam et christianisme, insertion/immigration,
homoparentalité, les formes de conjugalité, la solitude.
Intelligence de la foi :
Beaucoup ont fait part
de leur souffrance à voir les enfants et petits-enfants démunis pour
entrer dans le monde de la foi. Ceux qui souhaitent s’investir
davantage penchent vers une proposition le dimanche matin avant la
messe de 11h qui pourrait être destinée aux enfants d’âge collège,
aux jeunes adultes et aux recommençants. Elle comprendrait une
quadruple dimension : biblique, théologique, historique et
sacramentelle. Plusieurs ont insisté sur le rôle fondamental de la
liturgie pour faire entrer dans le monde de la foi.
St-Ignace lieu de paix :
Comment recevoir tout
entrant dans l’église cherchant un regard amical pour un éventuel
contact avec l’Eglise qui est là ? Une écoute, une demande, l’espoir
éventuel d’une conversation. Disposer un livre d’intentions ?
Rencontre de ces accueillants d’un genre nouveau.
Si ces chantiers
aboutissent à des propositions concrètes, elles permettront aux
membres de notre communauté chrétienne de St-Ignace de chercher
réponse à leur attente. Elles permettront aussi à ces personnes
d’inviter des amis, chrétiens ou non chrétiens, à s’interroger avec
eux. Tout cela n’a pour nous de sens qu’en étant vécu dans une
dimension fraternelle réelle passant par le respect, l’accueil de
l’autre, le partage du pain et de l’amitié, signes modestes de la
Source qui nous pousse et nous envoie.
D’ici fin janvier les
chantiers vont continuer leur travail. Le dimanche 4 février les
paroisses et chapelles du Doyenné du 6° se retrouveront à l’église
St-Sulpice.
Que chacun et chacune
prenne le temps d’y penser devant Dieu et se détermine selon ce
qu’il ou elle est appelé(e) à vivre.
P. Jean-Marc Furnon, jésuite
chapelain de l’église St Ignace
(1)
Texte disponible sur le site de l’église :
www.stignace.net/mgrvingttrois_lamission.htm
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