SONGE DE JOSEPH
Celui qui l’avait élue Était un homme droit
Quand il sut Il n’eut aucun reproche Il eut honte pour elle Il l’aimait
Elle se tut Elle avait dit Amen C’était son dernier mot Dieu l’y avait enclose
Elle avait su depuis le jour de l’Ange Que naîtrait d’elle un fils non reconnu Le sans nom l’enfant de personne Dieu Fils de Dieu
Si Dieu Ne se donne à connaître
Comme il pensait à Marie Un Ange vint et lui dit Ce Verbe qu’elle mûrit Ne pouvant le dire
Joseph pleura Il aimait Marie Mais il ne disputa pas et il crut Et adora l’enfant non né
Plus qu’aucun homme d’aucun fils |
Qui le reconnaît
Marie regarde son ventre Que dira-t-on La Vierge attend un fils Le fils de l’homme Joseph les entend rire Déjà Il veut couvrir la honte Qu’elle n’a pas
Ainsi soit-il S’il me croyait Parjure Seigneur tu serais Menteur à ta promesse Infidèle à ta foi Mais tu es toi tu es fidèle Mon innocence est ta fidélité Le lieu de ta promesse Est ma virginité Ainsi soit-il
Il mérita d’être nommé son père Lui qui jamais n’en reçut le nom et jamais Dans sa modestie très vénérable Sa très mémorable discrétion Veillant sur Dieu jour après jour En son apprentissage d’homme Jamais ne se crut digne De la paternité
Joseph |
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Père de la présence Pierre EMMANUEL, Évangéliaire |
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