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Il y a à la fois une et plusieurs vocations
Une seule : Dieu appelle tout homme, toute femme
à suivre le chemin du Christ. C'est la vocation chrétienne de tout
baptisé. L'Évangile est pour tous.
Plusieurs : il y a bien des manières différentes
de vivre l'Évangile selon les situations et selon les personnes. Il y
a Pierre, il y a Zachée, il y a Marie-Madeleine... Il y a les mains
des serviteurs, la parole du témoin, le silence du contemplatif. Il y
a le mariage, les ministères ordonnés (diacres, prêtres), le célibat
choisi en vue du Royaume, la vie en communauté...
Comment Dieu suscite-t-il le désir d'être
religieux ou religieuse ?
Dans les Évangiles, Jésus présente une tâche à
accomplir, celle du Royaume, du "travail dans la vigne" : "Viens
suis-moi". Et il dit si "tu veux", "celui qui voudra", "quiconque
voudra être mon disciple". Ce n'est pas une contrainte. Il laisse à
l'homme la liberté de sa réponse. L'appel de Dieu passe par des
personnes et des communautés. S'il n'y avait pas d'Église, avec sa
visibilité concrétisée par ses prêtres rassemblant des communautés,
avec aussi ses Ordres religieux, personne ne se sentirait appelé. A
l'intérieur de la vocation chrétienne, il y a plusieurs chemins
possibles. La vie religieuse, que ce soit dans un couvent, un
monastère ou une communauté, est l'un d'eux. L'attrait ressenti pour
telle communauté ou tel genre de vie est un des indices d'une telle
vocation.
Est-ce un sacrifice ou un don ?
Répondre à l'appel de Dieu n'est pas un
"sacrifice" qui nous détruit. La vocation ne nous prend pas quelque
chose. Elle est un appel à être, à être davantage, non pas davantage
que les autres, mais davantage que ce que nous étions jusqu'à présent.
Comme dit Jésus : "Ma vie nul ne la prend mais c'est moi qui la
donne". Donner sa vie est un engagement qui comporte des choix et des
renoncements. Fondamentalement, Dieu a le désir que nous vivions, que
nous soyons heureux. Mais il est vrai que choisir telle forme de vie,
c'est en exclure d'autres. Si le désir de lui consacrer notre vie en y
mettant le prix nous met dans la joie et que l'Église confirme cela,
alors c'est qu'il nous appelle.
Les signes de l'appel de Dieu
La paix intérieure est le premier signe à
prendre en compte : c'est le premier mot de Jésus après la
résurrection : "La paix soit avec vous".
La consolation : la joie, comme celle
qu'éprouvaient les disciples d'Emmaüs en retournant à Jérusalem pour
annoncer qu'ils avaient vu le Seigneur. Mais aussi la compassion pour
ceux qui souffrent, les pauvres, ceux qui ne connaissent pas le
Seigneur Jésus.
Le consentement à se laisser donner aux autres.
La joie que Dieu nous donne nous pousse à vivre la rencontre, le
partage avec les autres, le don de soi. Comme Marie-Madeleine que
Jésus ressuscité a envoyée vers les apôtres : "Va vers mes frères et
dis leur".
Pour y voir plus clair
Me demander : "Au
fond, qu'est-ce que j'ai envie de vivre ? La manière dont je cherche à
suivre le Christ aujourd'hui est elle pour moi un chemin de vie ?
Est-ce que je désire le suivre davantage ?"
En parler à
quelqu'un en qui j'ai confiance et qui a suffisamment de liberté à mon
égard pour m'aider à avancer et pour respecter mon chemin. Au point où
j'en suis, il peut être trop tôt pour décider, mais il n'est peut-être
pas trop tôt pour en parler à quelqu'un.
Rencontrer des
communautés religieuses, pour mieux les connaître de l'intérieur, me
rendre compte par moi-même.
Vivre une
retraite de choix de vie à la manière de saint Ignace. Si la Parole du
Seigneur réjouit profondément mon coeur, ce sera une confirmation
importante pour moi. Et puis la retraite va aussi clarifier mes
intentions.
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