Chapelles                                           

 

 

 
 

HISTORIQUE

CHAPELLES DU XIXe

 
 

AUTRES CHAPELLES

LE GRAND ORGUE

Chapelle de saint François Xavier

 

       

La mort de

 saint François Xavier

La statue, au centre de la chapelle,

représente saint François Xavier

en train d’évangéliser un jeune indien.

Les adieux de

saint François Xavier

à saint Ignace

     

 

Un peu d'histoire

Saint François Xavier
(1506-1552)

Quand s’achève la jeunesse de François, la Navarre est vaincue dans sa lutte pour l’indépendance. Le pays est annexé, le château familial démantelé, la famille ruinée, ses frères aînés proscrits. A 19 ans, il part courir sa chance en entamant des études à l’université de Paris. Au collège Saint-Barbe, il partage sa chambre avec un autre étudiant, Pierre Favre, un surdoué de famille pauvre, « monté » à Paris depuis la Savoie. Quatre ans plus tard, un troisième étranger les rejoint : Ignace de Loyola. C’est de ce trio d’occasion que naîtra la Compagnie de Jésus. Après avoir vécu les « Exercices Spirituels » avec Ignace, Pierre Favre puis François Xavier « se convertissent » au plus grand service. Le groupe s’agrandit : le 15 août 1534, ils sont sept étudiants à Montmartre, à prononcer les vœux de pauvreté, de chasteté et à promettre de faire un pèlerinage à Jérusalem, ou, si c’est impossible, à aller à Rome pour se mettre au service du Pape pour le bien de l’Eglise universelle.
Ils se retrouveront à Venise en 1537. Là, Xavier est ordonné prêtre, en même temps qu’Ignace. Mais la guerre avec les Turcs annule leur départ pour la Terre Sainte. Ils vont à Rome se mettre à la disposition du Pape qui aussitôt leur fait confiance. Le Roi du Portugal ayant demandé des missionnaires, Ignace désigne deux compagnons.
Mais l’un d’entre eux tombe malade. « Voilà une affaire pour vous ! » dit Ignace à Xavier qui répondit aussitôt : « Me voici ! ». Puis il se retira pour empaqueter deux vieux pantalons et une soutane « indescriptible », et s’embarqua sans retour, en avril 1541.
Il faut plus d’un an aux navires pour accoster aux Indes, à Goa. Immédiatement au travail missionnaire, Xavier se dépense sans mesure à évangéliser et baptiser les foules. Mais vite, il sent qu’il faut aller plus loin : Ceylan puis les Moluques. Et enfin au Japon, terre vierge où ne jouent plus les protections coloniales d’Occident, et où il sème l’Evangile avec une ferveur dévorante qui remue les foules et une humilité qui stupéfie les Samouraïs. « Il commença par la manière du pauvre et acheva avec la dignité d’un ambassadeur».
En 1551, il écrit à Ignace : « Je me propose d’entrer en Chine, de pénétrer en Tartarie, d’aborder l’Europe par le Nord, puis de passer en Afrique et de retourner en Asie ».
Ce projet grandiose, à la mesure de cet intrépide « géant », d’autres compagnons le réaliseront (Matthieu Ricci). Et François Xavier ne recevra jamais la dernière lettre que lui écrivait Ignace (le courrier mettait deux ou trois ans à arriver ! En dix ans, Xavier n’en reçu que cinq !), pour le rappeler en Europe informer le Pape et le Roi du Portugal des besoins de la mission.
Il meurt épuisé, à 46 ans, dans la petite île de Sancian, au large de Canton, le 3 décembre 1552.

Il sera canonisé en 1662 en même temps qu’Ignace, son compagnon d’amour des hommes et de passion pour la plus grande gloire de Dieu. Fête le 3 décembre.
Saint François Xavier est proclamé patron des missions par le Pape Grégoire XV. Le 14 décembre 1927, le Pape Pie XI lui associe sainte Thérèse de Lisieux comme patronne des missions.

       
       

Chapelle de saint Ignace

 

       

La Vierge Marie dictant les Exercices Spirituels

à saint Ignace

La statue, au centre de la chapelle,

représente saint Ignace,

à ses pieds un angelot lui présente le livre des Constitutions de la Compagnie de Jésus.

Apparition du Seigneur

à saint Ignace

     

Un peu d'histoire

Saint Ignace de Loyola
(1491-1556)

Ignace de Loyola naît en Pays Basque espagnol, treizième et dernier enfant d’une famille de petits seigneurs provinciaux. C’est le temps de la Renaissance, de l’invention de l’imprimerie (1440) et de la découverte du Nouveau Monde (1492)… « Jusqu’à la 26ème année de mon âge, j’étais un jeune homme adonné aux vanités du monde ». Tout commence pour lui en 1521, lorsque dans la citadelle de Pampelune, un boulet de canon français lui brise la jambe. Immobilisé de longs mois, il lit La vie du Christ de Ludoph le Chartreux et La Légende dorée de Jacques de Voragine. Séduit par la personne du Christ, il se met à rêver d’accomplir de grandes choses au service du Seigneur, comme l’ont fait les saints dont les exemples l’enflamment.

Une fois guéri, il s’en va au monastère de Monserrat où, au cours d’une nuit de veille, il dépose armes et honneurs aux pieds de la Vierge et commence à Manrèse, une petite ville voisine, une nouvelle vie de pénitence et de contemplation.

Les états intérieurs intenses qu’il éprouve alors lui font découvrir que Dieu donne la joie et lui apprennent à voir Dieu en toutes choses. Il choisit d'aimer la pauvreté pare que Jésus a vécu ainsi et souhaite aider les âmes. Des expériences spirituelles de cette époque, naîtra l’essentiel du fameux petit livre des Exercices spirituels, guide pédagogique pour chercher ce que Dieu veut ici et maintenant et se décider à l’accomplir avec un cœur libéré. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il décide d’approfondir sa culture religieuse.

A trente-trois ans, il devient étudiant à Barcelone, puis à Alcala et Salamanque .

Suspecté par l’Inquisition espagnole qui se méfie de cet « illuminé » qui prêche et catéchise sans les diplômes requis, il choisit d'étudier à Paris au Collège Sainte-Barbe.

C’est là, que se forme autour de lui, un petit groupe d’hommes, dont Pierre Favre et François Xavier, auxquels il propose de faire l’expérience des Exercices. Au matin de la fête de l’Assomption de 1534, les sept premiers Compagnons, en pèlerinage à Montmartre, font ensemble vœu de pauvreté, de chasteté et d’aller à Jérusalem ou, si c’est impossible, à Rome au service de l’Eglise.

Unis, mais prêts à la dispersion et à l’envoi en mission, tous les Compagnons se retrouvent à Rome en 1538 et se mettent à la disposition du Pape. Au moment où la crise suscitée par Luther et Calvin est à son sommet, Ignace va être l’homme dont l’Eglise avait besoin pour travailler à la réformer de l’intérieur.

Le Pape approuve la Compagnie de Jésus en 1540 et les Exercices Spirituels en 1548. François Xavier part aux Indes en 1541, puis au Japon. D’autres partent au Brésil. Plusieurs auront un rôle important au Concile de Trente (1545-1563).

Ignace, qui a été élu Supérieur Général de la petite compagnie en 1541, s’emploie intensément à lui donner orientation et développement. Il en rédige les Constitutions où il dessine avec force le profil du Jésuite, instrument dans la main de Dieu, contemplatif dans l’action.

Lorsqu’il meurt, épuisé, le 31 juillet 1556, l’année de l’abdication de Charles Quint, il y a alors plus de mille Jésuites, partout dans le monde, partout où il y a des hommes dans leur diversité de costumes et d’attitudes : les uns en paix, les autres en guerre ; les uns dans les larmes, les autres dans les rires ; les uns bien portants, les autres malades ; les uns qui naissent, les autres qui meurent…

Il sera canonisé en 1662 en même temps que saint François Xavier. Fête le 31 juillet.

       
       
       

Chapelle des trois jeunes saints

 

 

 
       
 

La statue, au centre de la chapelle,

représente saint Louis de Gonzague,

à gauche, saint Stanislas Kostka,

à droite, saint Jean Berchmans

 
     

 

Un peu d'histoire

Saint Louis de Gonzague
(1568 - 1591)

Héritier d'une des familles les plus puissantes du temps. Une des plus violentes aussi : deux frères assassinés, sa mère, très pieuse, poignardée (mais qui échappa à la mort et put même assister à la béatification de son fils), un oncle tué sur ordre... Il arracha de haute lutte à son père, duc de Mantoue, haut dignitaire à la cour de Philippe II d'Espagne, le droit de renoncer à tous ses biens et titres pour entrer au noviciat. La nouvelle de l'événement fit grand bruit dans toutes les cours d'Europe.

Tempérament intense, passionné de l'Absolu de Dieu, d'une exceptionnelle maîtrise de soi. Il eut à revenir dans sa famille apaiser quelques querelles explosives. Etudiant à Rome, il mourut d'épuisement lors d'une épidémie de peste à vingt-trois ans, au service des malades qu'il ne craignait pas de transporter sur son dos.

Il est proclamé patron de la jeunesse étudiante par le Pape Pie XII. Fête le 21 juin.

 

Saint Stanislas Kostka
(1550 - 1568)

Fils d'un prince polonais puissant et riche, Stanislas est envoyé à quatorze ans, à Vienne, suivre ses études au collège que viennent de fonder saint Ignace et saint Pierre Canisius. Il n'a pas dix-sept ans quand il demande à entrer au noviciat des Jésuites.

Pour prendre de la distance avec son père qui lui refuse son autorisation et le fait poursuivre, il se déguise en paysan et s'enfuit à pied. Il parvient à rencontrer Pierre Canisius qui le met à l'épreuve en le plaçant comme domestique dans un collège. Epreuve concluante. Il part à Rome où saint François de Borgia l'accueille au noviciat. Mais il avait eu trop à lutter. Plus de 1800 km à pied ! Très vite ses forces déclinent.

Le dimanche 14 août 1568 il avertit l'infirmier qu'il célèbrera au ciel l'Assomption de Notre-Dame. A l'aurore du 15 août, il était mort. Une figure exemplaire de droiture, de générosité, de détermination et de simplicité.

« Stanislas fut en tout souverainement naturel : il allait droit et ne se regardait pas.» Fête le 13 novembre.

 

Saint Jean Berchmans
(1599 - 1625)

Né en Belgique d'un père cordonnier corroyeur, Jean est l'aîné d'une famille nombreuse, pauvre et très croyante. Deux de ses frères se feront religieux et son père, devenu veuf, sera ordonné prêtre. Lui-même participe activement dès son adolescence à la Congrégation de la Sainte Vierge.

Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à dix-sept ans, à Malines. Venu à Rome pour y poursuivre ses études, sa fidélité rigoureuse, sa gaîté et son ouverture lui valent très vite une réputation d'"ange" et de "frère joyeux". Peu après avoir passé brillamment une soutenance publique de philosophie, il est terrassé par des fièvres et meurt radieux et paisible à l'âge de vingt-six ans, laissant à tous ses compagnons un sillage d'exceptionnel rayonnement spirituel. Fête le 26 novembre.

 


       
       
       

Chapelle des martyrs

 

 

       

Le Bienheureux Ignace de Azevedo, portugais, massacré sur le bateau qui l'emmène au Brésil, le 15 juillet 1570

Au centre, saint Paul Miki

à gauche, saint Jean de Goto

à droite, saint Jacques Kisaï

Exécution des jésuites japonais crucifiés à Nagasaki en 1597

Cette chapelle contient, depuis 1871,

les corps de cinq Pères jésuites :

les Pères Olivaint, Ducoudray, Caubert,

 Clerc et de Bengy,

massacrés comme otages

par la Commune les 24 et 26 mai 1871

 

Un peu d'histoire

Les martyrs japonais

(1597)

Pour des motifs religieux, politiques et culturels étroitement mêlés, une implacable persécution s'efforce d'anéantir au Japon tout vestige du christianisme implanté depuis saint François Xavier. Commencée en 1597, elle fut d'une extrême cruauté et ne prit fin qu'au bout de quarante ans, en 1637. Les vingt-six premiers martyrs furent crucifiés à Nagasaki où on les avait amenés après une marche à pied de 400 kilomètres. C'étaient six franciscains espagnols, dix-sept laïcs et trois jésuites japonais. Paul Miki, fils d'un général, était jésuite depuis l'âge de vingt ans. Jacques Kisay, condamné comme catéchiste, prononça ses voeux de religieux quelques heures avant de mourir, à soixante-quatre ans. Jean Soan de Goto fit de même. Il aurait pu s'échapper mais préféra continuer son travail de sacristain et fut pris. Il avait dix-neuf ans.

Ils ont été canonisés à l'époque de la construction de notre église, ce qui explique qu'un autel spécial leur soit consacré. En 1865, une communauté chrétienne qui avait su, pendant trois cents ans de clandestinité, échapper à toutes les recherches policières, fut redécouverte bien vivante, ce qui provoqua une immense émotion dans le monde chrétien.

Fête le 6 février.


 
 
 

Chapelle des ouvriers apostoliques

 

 
       
 

Au centre, saint François Régis

à gauche saint François Borgia

à droite, saint François de Géronimo

 
       

Un peu d'histoire

Saint François Borgia

(1597)

Pour des motifs religieux, politiques et culturels étroitement mêlés, une implacable persécution s'efforce d'anéantir au Japon tout vestige du christianisme implanté depuis saint François Xavier. Commencée en 1597, elle fut d'une extrême cruauté et ne prit fin qu'au bout de quarante ans, en 1637. Les vingt-six premiers martyrs furent crucifiés à Nagasaki où on les avait amenés après une marche à pied de 400 kilomètres. C'étaient six franciscains espagnols, dix-sept laïcs et trois jésuites japonais. Paul Miki, fils d'un général, était jésuite depuis l'âge de vingt ans. Jacques Kisay, condamné comme catéchiste, prononça ses voeux de religieux quelques heures avant de mourir, à soixante-quatre ans. Jean Soan de Goto fit de même. Il aurait pu s'échapper mais préféra continuer son travail de sacristain et fut pris. Il avait dix-neuf ans.

Ils ont été canonisés à l'époque de la construction de notre église, ce qui explique qu'un autel spécial leur soit consacré. En 1865, une communauté chrétienne qui avait su, pendant trois cents ans de clandestinité, échapper à toutes les recherches policières, fut redécouverte bien vivante, ce qui provoqua une immense émotion dans le monde chrétien.

Fête le 6 février.